Lors de la Conference de Bruxelles en 1890 qui departagea l'Afrique entre plusieurs pays europeens colonisateurs, une mesure inclua l'interdiction de la vente d'alcool et de son importation dans le Nord du Nigeria. La raison invoquee etait la protection de la population de religion musulmane. Cet article analyse les faiblesses de la politique coloniale quant a cette derniere mesure. En presentant les principales sources historiques sur ce theme, provenant des missionaires, l'A. montre diverses confusions de la part des autorites religieuses et politiques sur la culture locale : par exemple le refus d'une singularite culturelle des musulmans nigeriens, l'omission du role important des boissons alcoolisees d'origine locale et la confusion avec un eventuel alcoolisme ou encore la negation d'un commerce ferroviaire de contrebande preexistant. L'importation d'alcool, sa vente et sa consommation se firent selon cinq moyens : finalement la legalisation de la consommation d'alcool au Nigeria, la permission d'obtenir de l'alcool par les reseaux commerciaux coloniaux, la contrebande, la substitution de breuvages alcoolises inhabituels, la condamnation de la distillerie seulement dans la partie septentrionale du Nigeria.
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Simon Heap (1998) studied this question.
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