Il s'agit d'un rapport préliminaire sur une étude longitudinale de la personnalité d'un groupe de nains hypophysaires, traités au moyen de l'hormone de croissance humaine (HGH) dans le contexte d'un programme d'essai pancanadien de la thérapie par cette hormone, programme appuyé par le Conseil canadien de la recherche médicale. Cette étude a été instituée conjointement avec le traitement hormonal afin de mesurer les effets psychologiques possibles de la croissance provoquée par des médicaments. La théorie première voulant que les enfants atteints de nanisme présentent une inhibition totale d'élans agressifs a été confirmée dans cet petit groupe expérimental. La prédiction que ces élans seraient déclenchés après les effets positifs du traitement hormonal a également été confirmée. Même s'il faut attendre la fin du traitement de cinq ans pour tirer des conclusions définitives et établir des corrélations entre le taux de croissance et les changements psychodynamiques, on peut déjà observer certaines tendances qui se révéleront peut-être transitoires seulement, avec le temps, mais qui néanmoins offrent des possibilités de considérations intéressantes. Avant le traitement, les enfants souffraient d'immaturité, étaient hypoactifs et ne présentaient que peu ou pas d'élans agressifs ainsi qu'un équilibre précaire d'amour-propre peu marqué. Leur seul débouché compensatoire était le succès qu'ils obtenaient dans leurs études. Grâce au traitement hormonal et à la croissance qui s'en est suivie, l'équilibre émotif a été dérangé, ce qui a produit un véritable modèle dépressif avec faible déclenchement d'élans agressifs.
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Kusalic et al. (1972) studied this question.
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