En raison des caractéristiques relatives à la géométrie de visée des radars à antenne synthétique (RAAS) montés à bord des satellites SEASAT, ERS-1, JERS-1 et RADARSAT, les images acquises par ces capteurs présenteront une sensibilité radiométrique et géométrique à la topographie locale nettement supérieure aux images optiques correspondantes obtenues à partir des satellites Landsat et SPOT. Il est absolument essentiel, par conséquent, que des modèles numériques d'élévation fassent partie intégrante de toute analyse des capacités des radars. Cet article présente une formulation analytique unifiée d'une méthode d'analyse par simulation des RAAS — incluant le géocodage des données et la génération de produits à valeur ajoutée — dont le but est de faciliter l'interprétation de la scène. Les auteurs proposent le concept de facteur d'échelle topographique pour quantifier le taux moyen de distorsion géométrique dans une scène RAAS, supposé que l'on connaisse la variabilité de l'élévation d'un site. Un prototype de progiciel fondé sur ces algorithmes a été mis au point à peu de frais à l'aide d'un ordinateur personnel et a été utilisé pour géocoder deux scènes obtenues à partir du radar à antenne synthétique monté à bord du satellite SEASAT, qui présentent des distorsions dues au terrain à l'échelle comprise entre 1 et 1,5 km. Des précisions de l'ordre de 75 à 150 m ont été obtenues à partir de modèles numériques d'élévation à l'échelle du 1: 250 000.
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Guindon et al. (1992) studied this question.
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