ABSTRACTIntroduction. Polyparasitism involving intestinal helminths and schistosomes is common among schoolchildren in sub-Saharan Africa, but its structure and determinants remain poorly documented in Chad. This study aimed to describe helminth species richness, infection intensity, infracommunity structure, and factors associated with polyparasitism among schoolchildren in the Sahelian and Sudanian zones of Chad. Methods. A cross-sectional survey was conducted in 19 rural public schools between September 2021 and February 2022. Stool samples were examined using a single Kato–Katz smear read twice, and urine samples were examined after centrifugation. Factors associated with polyparasitism were assessed using multivariable logistic regression. Results. Of the 1,443 pupils enrolled, 1,408 provided both stool and urine samples. Nine helminth taxa were identified. The prevalence of intestinal helminths was 35.87% (505/1,408), while the prevalence of Schistosoma haematobium was 45.46% (656/1,443). Heavy-intensity infections affected 41.6% (273/656) of S. haematobium carriers and 42.1% (83/197) of S. mansoni carriers. Polyparasitism affected 23.08% (325/1,408) of pupils and comprised 28 infracommunity types. Polyparasitism was less likely in the Sahelian zone than in the Sudanian zone (adjusted odds ratio [aOR], 0.56; 95% confidence interval [CI], 0.42–0.74) and more likely among pupils aged 15–18 years than among those aged 10–14 years (aOR, 1.45; 95% CI, 1.03–2.06). Conclusion. Chadian schoolchildren harbour a diverse helminth fauna, with frequent polyparasitism and heavy schistosome infections. An integrated control strategy combining praziquantel and albendazole, health education, and improved sanitation is needed.RÉSUMÉ Introduction. Le polyparasitisme à helminthes intestinaux et à schistosomes est fréquent chez les écoliers d’Afrique subsaharienne, mais reste mal documenté au Tchad. Cette étude décrit la richesse spécifique, l’intensité des infestations, les infracommunautés et les facteurs associés au polyparasitisme chez les écoliers des zones sahélienne et soudanienne. Méthodes. Une enquête transversale a été menée dans 19 écoles publiques rurales entre septembre 2021 et février 2022. Les selles (un frottis de Kato–Katz lu deux fois) et les urines (centrifugation) ont été examinées. Les facteurs associés au polyparasitisme ont été étudiés par régression logistique multivariée. Résultats. Sur 1 443 élèves inclus, 1 408 ont fourni des selles et des urines. Neuf taxons d’helminthes ont été identifiés. La prévalence était de 35,87 % (505/1 408) pour les helminthes intestinaux et de 45,46 % (656/1 443) pour Schistosoma haematobium. Les infestations intenses touchaient 41,6 % (273/656) des porteurs de S. haematobium et 42,1 % (83/197) de ceux de S. mansoni. Le polyparasitisme (23,08 % ; 325/1 408) comprenait 28 types d’infracommunautés. Il était moins fréquent en zone sahélienne qu’en zone soudanienne (OR ajusté [ORa] : 0,56 ; IC à 95 % : 0,42–0,74) et plus fréquent chez les élèves de 15–18 ans que chez ceux de 10–14 ans (ORa : 1,45 ; IC à 95 % : 1,03–2,06). Conclusion. Les écoliers tchadiens présentent une faune helminthique diversifiée, un polyparasitisme fréquent et des infections schistosomiennes souvent intenses. Une lutte intégrée associant praziquantel et albendazole, éducation sanitaire et assainissement est nécessaire.
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