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This essay reads Alfred Hitchcock’s The Birds as a cinematic inquiry into existential anxiety, the performative defenses of the self, and the ethical risks of intimate dependence. Beginning with the adversarial masquerade between Melanie Daniels and Mitch Brenner, it traces the film’s movement from an apparently trivial social contest to a collective state of siege in Bodega Bay. Kierkegaard’s accounts of anxiety, despair, and repetition illuminate the characters’ encounter with unresolved histories of abandonment and grief; Freud’s Nachträglichkeit and the uncanny clarify the belated significance of those wounds. Sartre’s gaze and No Exit, Lacanian extimacy, and Camus’s The Plague supply complementary perspectives on domestic enclosure, scapegoating, and the possibility of solidarity, without reducing the attacks to psychological allegory or moral punishment. Particular attention is given to the Brenner household, Melanie’s assault in the upstairs room, and the ambivalent presence of the caged lovebirds in the film’s unresolved conclusion. The argument proposes that catastrophe exposes, rather than cures, structures of judgment and dependence, leaving open the possibility of ethical transformation without promising definitive self-knowledge or redemption. RÉSUMÉ Cet essai propose une lecture des Oiseaux d’Alfred Hitchcock comme enquête cinématographique sur l’angoisse existentielle, les défenses performatives du moi et les risques éthiques de la dépendance affective. À partir de la mascarade antagoniste opposant Melanie Daniels à Mitch Brenner, il suit le passage d’une confrontation mondaine apparemment anodine à un état de siège collectif à Bodega Bay. Les analyses kierkegaardiennes de l’angoisse, du désespoir et de la répétition éclairent la rencontre des personnages avec des histoires non résolues d’abandon et de deuil ; l’après-coup freudien et l’inquiétante étrangeté permettent de comprendre la signification différée de ces blessures. Le regard sartrien et Huis clos, l’extimité lacanienne et La Peste de Camus offrent des perspectives complémentaires sur l’enfermement domestique, la désignation de boucs émissaires et la possibilité de solidarité, sans réduire les attaques à une allégorie psychologique ni à une punition morale. L’analyse se concentre notamment sur le foyer Brenner, l’agression de Melanie dans la chambre de l’étage et l’ambivalence des inséparables en cage dans le dénouement ouvert. La catastrophe révèle plutôt qu’elle ne guérit les structures de jugement et de dépendance, laissant entrevoir une transformation éthique sans garantir ni connaissance de soi définitive ni rédemption.
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Salah El Moncef (2026) studied this question.
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