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Les chimiothérapies antinéoplasiques sont particulièrement efficaces lorsqu'elles provoquent une mort cellulaire immunogène, suscitant ainsi une réponse immunitaire anticancéreuse. Nous démontrons ici que l'autophagie, souvent désactivée dans le cancer, est dispensable pour la mort cellulaire induite par la chimiothérapie mais nécessaire à son immunogénicité. En réponse à la chimiothérapie, les cancers compétents en autophagie, mais pas ceux déficients en autophagie, ont attiré des cellules dendritiques et des lymphocytes T dans le lit tumoral. La suppression de l'autophagie a inhibé la libération d'adénosine triphosphate (ATP) des cellules tumorales mourantes. Inversement, l'inhibition des enzymes dégradantes d'ATP extracellulaire a augmenté l'ATP péricellulaire dans les tumeurs déficientes en autophagie, rétablissant le recrutement des cellules immunitaires et restaurant les réponses chimiothérapeutiques mais seulement chez les hôtes immunocompétents. Ainsi, l'autophagie est essentielle pour la libération immunogène d'ATP par les cellules mourantes, et des concentrations accrues d'ATP extracellulaire améliorent l'efficacité des chimiothérapies antinéoplasiques lorsque l'autophagie est désactivée.
Michaud et al. (jeu,) ont étudié cette question.