Une enquête nationale révèle qu'une majorité des anesthésistes néo-zélandais travaillent au-delà des limites de sécurité auto-définies, corrélant avec un taux élevé d'erreurs liées à la fatigue auto-rapportées.
Une enquête nationale (70 % de réponse) a documenté les heures de travail des anesthésistes, leurs perceptions concernant les limites de sécurité et leur souvenir des erreurs liées à la fatigue dans la pratique clinique. Au cours des six mois précédents, 71 % des stagiaires et 58 % des spécialistes avaient dépassé leurs limites de sécurité auto-définies pour l'administration continue d'anesthésie. Pour 50 % des stagiaires et 27 % des spécialistes, leur semaine de travail moyenne a dépassé leurs propres limites pour maintenir la sécurité des patients, et pour 63 % des stagiaires et 40 % des spécialistes, cela dépassait leurs limites pour préserver leur bien-être personnel. Des erreurs liées à la fatigue ont été signalées par 86 % des répondants, avec 32 % se souvenant d'erreurs au cours des six mois précédents. Les spécialistes étaient plus susceptibles de signaler une erreur liée à la fatigue s'ils avaient dépassé leurs propres limites de sécurité pour l'administration continue d'anesthésie, ou pour le nombre d'heures de travail hebdomadaire. Les mesures actuelles ne préviennent pas les anesthésistes de travailler des heures qu'ils considèrent être dangereuses pour les patients ou nuisibles à leur propre bien-être.
Gander et al. (Samedi) ont étudié cette question.