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Alors que les transports représentent actuellement 23 % des émissions mondiales de CO2 liées à l'énergie, les émissions du transport devraient doubler d'ici 2050, principalement en raison de la forte croissance continue de la demande mondiale de voyages aériens. S'attaquer à la forte croissance des émissions de l'aviation est essentiel pour la stabilisation climatique. Actuellement, nous comptons sur des décisions individuelles pour renoncer aux voyages aériens en tant que moyen de réduire ces émissions à haut risque. Dans cet article, nous soutenons que l'encouragement des réponses volontaires à de tels risques ne peut réussir en raison de la nature de la raison humaine et de la structure même du problème. Nous utilisons la théorie de la prise de décision pour explorer pourquoi les individus ont généralement été réticents ou incapables d'agir face à ces risques, et la théorie de l'action collective pour illustrer la futilité de s'appuyer sur des acteurs non coordonnés dans de tels cas. La participation au régime de voyage aérien à forte intensité carbone est une convention sociale, et la transition d'une convention sociale nécessite une coordination entre les acteurs. Nos discussions théoriques nous amènent à conclure qu'il est de notre devoir moral de promouvoir une action collective coordonnée, via des mécanismes politiques nationaux ou mondiaux, pour aborder les émissions de l'aviation touristique. Nous proposons diverses voies de recherche future pour avancer ce devoir moral.
Higham et al. (Mar,) ont étudié cette question.
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