Cette revue met en évidence que, bien que les vecteurs AAV échappent généralement à la surveillance immunitaire, des facteurs spécifiques comme la dose, le sérotype et l'immunité préexistante peuvent déclencher des réponses immunitaires qui compromettent l'efficacité du transfert génique.
Les premières expériences de transfert génique utilisant des vecteurs viraux adéno-associés (AAV) in vivo ont été réalisées dans des modèles murins de transfert génique dirigé vers les muscles. Ces études se sont distinguées par l'expression stable d'une variété de transgènes immunogènes. Ces découvertes ont été traduites vers d'autres organes cibles avec plusieurs produits géniques thérapeutiques. Les améliorations technologiques et les leçons tirées de la recherche fondamentale ont marqué le début d'une ère d'essais cliniques de première en humanité. Dans la plupart des contextes, l'AAV semble échapper à la surveillance immunitaire de l'hôte, permettant la livraison de niveaux robustes de charge génétique conduisant à une expression persistante. Cependant, dans quelques contextes expérimentaux, les réponses immunologiques suscitées après le transfert génique médié par l'AAV ont compromis l'efficacité du vecteur. Les paramètres qui déterminent ces occurrences seraient l'immunité préexistante contre l'AAV, la voie d'administration, la cinétique d'expression, la dose, le sérotype du vecteur et sa capacité à transduire les cellules présentatrices d'antigènes (CPA) ainsi que l'espèce hôte et la nature du produit transgénique spécifique. Dans l'ensemble, les mécanismes sous-jacents demeurent un sujet de débat scientifique. Cette revue vise à compiler, confronter et discuter de manière critique les résultats selon lesquels l'AAV semble être un immunogène.
Vandenberghe et al. (Mon,) ont étudié cette question.
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