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La polarisation affective est une caractéristique déterminante de la politique américaine du XXIe siècle : les partisans éprouvent une antipathie et une méfiance considérables envers ceux de l'autre parti. Cet animus a-t-il des conséquences sur les opinions des citoyens ? De tels effets mettraient en évidence non seulement les conséquences de la polarisation, mais aussi éclaireraient de manière nouvelle la façon dont les citoyens forment leurs préférences de manière plus générale. Normalement, cette question est inextricable, mais l'épidémie du nouveau coronavirus nous permet d'y répondre. Nous constatons que la polarisation affective façonne puissamment les attitudes des citoyens concernant la pandémie, ainsi que les actions qu'ils ont entreprises en réponse à celle-ci. Cependant, ces effets sont conditionnels à la gravité locale de l'épidémie, les effets diminuant dans les zones à forte charge de cas : la menace altère le raisonnement partisan. Nos résultats clarifient que réduire le fossé sur des questions importantes nécessite non seulement un discours politique mais aussi des tentatives de réduire l'hostilité inter-partisane.
Druckman et al. (Wed,) ont étudié cette question.