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L'escalade des tensions entre l'Éthiopie et l'Égypte concernant la construction du Grand Barrage de la Renaissance repose en partie sur une mauvaise compréhension de la nature des risques que ce barrage pose à l'Égypte. Il existe un accord en deux parties, gagnant-gagnant, qui peut désamorcer les tensions entre l'Égypte et l'Éthiopie. Premièrement, l'Éthiopie doit convenir avec l'Égypte et le Soudan des règles de remplissage du réservoir du Grand Barrage de la Renaissance (GBR) et des règles d'exploitation pendant les périodes de sécheresse. Deuxièmement, l'Égypte doit reconnaître que l'Éthiopie a le droit de développer son infrastructure en ressources en eau au bénéfice de son peuple sur la base du principe d'utilisation équitable, et convenir de ne pas bloquer les accords de commerce d'électricité dont l'Éthiopie a besoin avec le Soudan pour rendre le GBR financièrement viable. Le Soudan a un grand intérêt dans la réconciliation égypto-éthiopienne concernant l'utilisation du Nil. Bien que les intérêts agricoles et hydroélectriques du Soudan s'alignent maintenant avec ceux de l'Éthiopie, il ne semble pas y avoir d'accord formel entre l'Éthiopie et le Soudan pour la vente d'hydroélectricité du GBR. Étant donné que la viabilité économique du GBR et d'autres projets hydroélectriques éthiopiens dépendra de tels accords, le Soudan a un levier sur l'Éthiopie et l'Égypte pour encourager cet accord gagnant-gagnant.
Whittington et al. (Sat,) ont étudié cette question.