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Le droit international humanitaire (DIH) s'applique aux situations de conflit armé, un état de faits d'hostilités qui ne dépend ni d'une déclaration ni de la reconnaissance de l'existence de « guerre » par ses parties. En ce qui concerne son champ d'application matériel, qu'un conflit armé soit un conflit armé international (CAI) ou un conflit armé non international (CANI) déterminera largement les règles du DIH applicables. Les articles 2 et 3 communs aux Conventions de Genève différencient les règles applicables aux CAI et aux CANI. Cependant, le terme « conflit armé » n'est défini dans aucun des articles. Loin d'être un oubli, cette omission joue un rôle important dans la dépolitisation de l'application des Conventions aux situations de violence pour lesquelles elles ont été conçues. Ayant tiré des leçons d'une confiance antérieure dans des notions telles que « déclarations de guerre », le choix par les rédacteurs de la notion de « conflit armé » a veillé à ce que le catalyseur des Conventions ne devienne jamais un vestige de son époque, mais plutôt un concept destiné à perdurer et, en effet, à s'adapter en réponse aux environnements changeants pour lesquels les Conventions sont nécessaires. L'application du DIH a depuis lors été fondée sur une analyse factuelle plutôt que sur la simple reconnaissance formelle par un belligérant qu'un état de guerre existe.
Une étude de Mon a examiné cette question.
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