Ce chapitre distingue deux perspectives impliquées dans notre conception ordinaire de la responsabilité, chacune reflétant des intérêts éthiques distincts mais chevauchants. La perspective la plus basique est l'attributabilité, dans laquelle les actions sont imputables à des individus en tant qu'exercices de leur agence. Les attitudes exprimées dans un tel comportement sont soumises à une évaluation en termes éthiques. La signification du comportement attribuable ne réside pas dans sa relation causale avec le « soi profond », mais dans ce qu'il exprime de ce que l'agent représente dans cette activité. Cette « face » de la responsabilité est d'une importance centrale dans la vie humaine mais échoue à elle seule à expliquer la relation normative de la responsabilité interpersonnelle. Cela laisse place à une forme de scepticisme qui est indépendante de la validité de l'attributabilité. Cette distinction aide à donner du sens à notre ambivalence envers des individus vicieux ayant connu des éducations horribles et à clarifier les asymétries apparentes entre les éloges et les blâmes.
Gary Watson (mercredi) a étudié cette question.