Le changement climatique transforme les écosystèmes marins, les températures en hausse et les changements de salinité étant susceptibles de remodeler les communautés de plancton en mer Baltique. En tant que composants clés des réseaux alimentaires marins et des cycles biogéochimiques, le plancton est très sensible aux changements environnementaux. Ici, nous avons examiné les effets du réchauffement et des changements de salinité sur les communautés de plancton en utilisant une expérience de mésocosme à la station zoologique de Tvärminne, en Finlande. Nous avons utilisé à la fois l'identification par microscopie traditionnelle et le métabarcodage de l'ADN (marqueurs 18S rRNA et COI) pour évaluer les changements dans le phytoplancton, les ciliés et le méso-plancton. Nos résultats indiquent que la salinité affectait principalement les niveaux trophiques supérieurs, tandis que le réchauffement influençait les niveaux inférieurs. Des conditions plus chaudes ont augmenté l'équilibre de la communauté et ont favorisé des taxes mixotrophiques et hétérotrophiques, tandis que les effets de la salinité étaient les plus prononcés chez les rotifères et les copépodes, reflétant des tolérances spécifiques aux espèces. Les effets interactifs variaient, la salinité tamponnant parfois les impacts du réchauffement et d'autres fois les intensifiant, mettant en évidence des interactions complexes entre les stress. La microscopie a permis une quantification plus précise de l'abondance du plancton, tandis que le métabarcodage a capturé une diversité taxonomique plus large. Nos résultats suggèrent que, dans la gamme de salinité testée (3-10,5 PSU), des salinités plus élevées soutenaient une structure de réseau alimentaire marin plus classique, caractérisée par un zooplancton plus grand et plus complexe tel que les copépodes. En revanche, les conditions de fraîcheur et de réchauffement étaient associées à des changements vers des taxons de plancton plus petits, mixotrophiques et formant des blooms, avec des conséquences potentielles pour le fonctionnement de l'écosystème. Cette étude souligne la valeur du métabarcodage dans la recherche sur les mésocosmes tout en soulignant la nécessité de perfectionner les techniques moléculaires pour des interprétations écologiques.
Hall et al. (Mon,) ont étudié cette question.