Résumé L'incertitude concernant la séquestration du carbone forestier découle d'une compréhension limitée des dynamiques source‐puits, en particulier en ce qui concerne les schémas d'allocation du carbone, le découplage temporel et les réponses spécifiques aux espèces face à la variabilité climatique. Ici, sur la base de peuplements monospecifiques de deux espèces représentatives de deux des genres de conifères les plus importants de l'hémisphère nord (Larix et Pinus), nous avons quantifié les dynamiques saisonnières des principaux processus source‐puits en combinant des mesures de télédétection et des mesures terrestres, à savoir la productivité primaire brute du couvert (GPP) par télédétection, la production de biomasse ligneuse des arbres (WBP) par analyse de microcarottes, et les réserves de glucides non structuraux (NSC) des organes aériens. Le GPP et le WBP étaient découpés à l'échelle intra-annuelle dans les deux espèces, le GPP durant près de 6 mois et le WBP durant environ 3 mois. Le GPP était moins limité par les basses températures mais était inhibé par des stress thermiques élevés. En revanche, le WBP ne devenait significatif que lorsque la température dépassait certains seuils et augmentait ensuite à travers toute la plage tempérée. Le mélèze privilégiait la croissance tandis que le pin tendait à allouer plus de carbone au stockage pendant les périodes de GPP réduit. Les résultats approfondissent notre compréhension du découplage temporel des processus source et puits de carbone chez les arbres, des principaux facteurs climatiques, et des mécanismes physiologiques sous-jacents, notamment le rôle que jouent les NSC dans la médiation du découplage source‐puits.
Leng et al. (Mar,) ont étudié cette question.