RÉSUMÉ L'origine de la vie, marquant la transition de la matière inerte à la matière vivante, reste l'un des mystères non résolus de l'histoire de la Terre. Malgré des progrès significatifs, de nombreux aspects de ce processus restent mal compris, d'autant plus que les conditions environnementales de la Terre primitive diffèrent considérablement de celles d'aujourd'hui. Cette revue examine la formation de protocells induite par la surface dans des contextes géologiques pertinents de la Terre primitive, en se concentrant sur l'interaction entre les substrats géologiques et la biochimie prébiotique. Plutôt que de mettre l'accent sur des réactions homogènes en vrac, elle vise à souligner comment les interfaces solide-liquide ont pu faciliter l'émergence de la vie. Les récentes avancées théoriques et expérimentales prouvent que les propriétés catalytiques, les charges de surface et les capacités de concentration des molécules organiques des surfaces minérales étaient cruciales pour permettre la synthèse des organiques et la compartimentation des protocells. Plusieurs environnements géologiques, y compris les fumeurs hydrothermaux, les terrains volcaniques et les eaux de surface, seront considérés dans cette revue et examinés comme des arènes dynamiques favorisant des réseaux chimiques complexes. Les défis environnementaux tels que la dilution moléculaire et les radiations ultraviolettes sont également discutés, ainsi que les mécanismes de protection qui pourraient les avoir atténués. Liaison de la géologie à la biologie, cette revue offre un cadre complet pour comprendre les origines de la vie sur Terre et comment elle pourrait émerger sur d'autres planètes.
Knoll et al. (Mar,) ont étudié cette question.