La réforme économique représente l'un des outils les plus emblématiques utilisés par les pays en développement pour aborder les déséquilibres structurels de leurs économies et pour parvenir à des taux de croissance plus durables et inclusifs. L'Égypte constitue un exemple significatif dans ce contexte, ayant connu plusieurs vagues de réforme économique, notamment depuis le milieu des années 1990, avec une institutionnalisation plus profonde suite au lancement du programme de réforme économique global en novembre 2016 en collaboration avec le Fonds monétaire international (FMI). Cette recherche vise à analyser la relation entre les programmes de réforme économique et la performance globale de l'économie égyptienne durant la période 2005–2023, en mettant particulièrement l'accent sur la croissance économique et l'investissement national comme indicateurs clés de développement durable. L'étude utilise une analyse économétrique d'un ensemble de variables macroéconomiques affectant le PIB, en utilisant des modèles de régression linéaire simple, ainsi que des régressions multiples sous ses formes standard, logarithmique et par étapes. L'analyse est basée sur des données officielles précises provenant d'institutions nationales et internationales. Les résultats révèlent que le PIB par habitant et la consommation finale sont les variables les plus influentes affectant l'investissement national, tandis que la relation avec le PIB total a montré un schéma inverse atypique. Les modèles économétriques soulignent en outre l'importance d'une distribution équitable de la croissance et de l'amélioration des revenus réels, plutôt que de se concentrer uniquement sur les chiffres de croissance agrégés. L'étude conclut en recommandant une réorientation des politiques économiques vers une amélioration de la qualité de la croissance, le renforcement de la consommation intérieure et la promotion d'un environnement favorable à l'investissement qui soutient le développement durable.
Ghetany et al. (Mar,) ont étudié cette question.