Cette étude examine le développement durable en Europe, allant au-delà des simples scores des ODD et des modèles linéaires. En utilisant des données de 2000 à 2024 dans les pays européens, une analyse en composantes principales (ACP) a été employée pour créer des indices pour les domaines des personnes, de la planète et de la prospérité du développement durable. Les splines de régression adaptative multivariée (MARS) ont capturé les non-linéarités et les interactions dans l'influence de ces domaines sur le développement durable sur le continent européen. Les résultats montrent que le progrès dépend du franchissement de seuils clés plutôt que d'un changement graduel. Dans le domaine des personnes, dépasser les niveaux minimaux entraîne des gains significatifs. Le domaine de la planète agit à la fois comme stabilisateur et contrainte : une performance écologique modérée favorise le progrès, tandis que des extrêmes le freinent. La prospérité a des effets directs modestes mais devient influente lorsqu'elle est combinée avec des facteurs sociaux et environnementaux. Les interactions révèlent que le développement durable découle de synergies entre les domaines, le progrès social offrant le levier le plus significatif. Les conclusions recommandent de cibler les régions en retard pour dépasser les seuils sociaux, protéger la stabilité écologique et ancrer la prospérité dans des cadres inclusifs et respectueux de l'environnement. Dans l'ensemble, l'étude met en évidence comment les méthodes basées sur les données peuvent identifier des points de basculement en matière de durabilité et fournit un cadre transférable pour atteindre l'Agenda 2030.
Liashenko et al. (Fri,) ont étudié cette question.