Les relations Alevi-Sunnites en Turquie ont souvent été façonnées par des débats politiques superficiels et des spéculations récurrentes. Cette dynamique socio-religieuse, interprétée différemment par chaque groupe, demeure un problème social de longue date. L'alaouisme, au cœur de ces discussions, a été défini de diverses manières à travers les régions et les périodes, parfois comme une structure socio-culturelle et parfois comme une structure socio-religieuse. Historiquement, les Alevi vivaient séparément des Sunnites, mais l'industrialisation et la migration ont rapproché les deux groupes, tandis que quelques villages ruraux montrent également des exemples de coexistence. Malgré des expériences négatives passées qui ont souvent conduit les Alevi à cacher leurs croyances, les cinq villages examinés dans cette étude présentent un tableau contrasté : les Alevi pratiquent ouvertement leur foi, tiennent des cérémonies de cem et accueillent même des voisins sunnites. L'étude explore comment la cohésion sociale est maintenue, quelles zones montrent de l'intégration et comment des facteurs religieux ou culturels façonnent cette coexistence. Elle vise à identifier les éléments qui soutiennent des relations harmonieuses dans des milieux ruraux et à contribuer à une compréhension plus large des dynamiques Alevi-Sunnite dans la Turquie contemporaine.
Birol Topuz (jeu,) a étudié cette question.