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Lorsqu'ils sont soumis à un champ magnétique, des fils de taille micron avec des propriétés superparamagnétiques se comportent comme des rhéomètres embarqués et représentent des capteurs intéressants pour la microrhéologie. Ici, nous utilisons la spectroscopie magnétique rotationnelle pour mesurer la viscosité de cisaillement du cytoplasme des cellules vivantes. Nous abordons la question de savoir si le cytoplasme est un liquide viscoélastique ou un gel élastique. Le principal résultat de l'étude est l'observation d'une instabilité rotationnelle entre un régime de rotation synchronisé et un régime asynchrone, trouvée pour des fibroblastes murins et des cellules cancéreuses humaines. Pour des fils de susceptibilité 3,6, la transition se produit dans la plage 0,01-1 rad s(-1). La détermination de la viscosité de cisaillement (10-100 Pa s) et du module élastique (5-20 Pa) confirme le caractère viscoélastique du cytoplasme. Contrairement aux études antérieures, il est conclu que l'intérieur des cellules vivantes peut être décrit comme un liquide viscoélastique, et non comme un gel élastique.
Jean‐François Berret (mar.) a étudié cette question.