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La fin de la guerre civile au Mozambique a été accompagnée de la démocratisation des processus politiques, comme l'illustre les élections présidentielles et parlementaires multi-partites de 1994. Sous le thème de la démocratisation, la question de la décentralisation de l'État a également été soulevée. Les débats politiques actuels se concentrent sur le rôle que l'‘autorité traditionnelle’ pourrait jouer dans la gouvernance locale. Les partisans soutiennent que l’‘autorité traditionnelle’ constitue une véritable forme africaine de gouvernance locale, tandis que les détracteurs suggèrent que ces institutions ont été irrévocablement corrompues par leur implication avec l’administration coloniale. Cet article remet en question non seulement le cadre binaire dans lequel la ‘légitimité’ actuelle de l’‘autorité traditionnelle’ a été débattue, mais interroge également la valeur du terme ‘autorité traditionnelle’ lui-même. L’article explore les histoires diverses des institutions politiques basées sur la parenté au Mozambique, en soutenant que le sens et la fonction de l’‘autorité traditionnelle’ ont été transformés de nombreuses fois avec les changements dans les contextes politiques plus larges dans lesquels les institutions locales ont existé. À la suite des événements historiques, la question de l’‘autorité traditionnelle’ est, aujourd’hui, intimement liée au fossé entre le parti FRELIMO au pouvoir et l’opposition, RENAMO. Ce n’est qu’en abordant la question de l’‘autorité traditionnelle’ par le biais d’une compréhension de son histoire variée et contestée que les décideurs politiques et les résidents mozambicains pourront transcender les divisions politiques existantes sur les questions de gouvernance locale.
West et al. (Vendredi) ont étudié cette question.