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OBJECTIF : Une biopsie prostatique post-irradiation positive associée à un niveau croissant de l'antigène spécifique de la prostate mais sans preuve palpable de progression locale peut identifier un sous-groupe de patients pouvant être guéris par une thérapie chirurgicale de sauvetage. MATÉRIAUX ET MÉTHODES : Entre 1967 et 1992, 132 patients ont subi une chirurgie de sauvetage, comprenant une prostatectomie rétropubienne radicale chez 79 patients, une exentération antérieure chez 38, une exentération totale chez 5 et une lymphadénectomie pelvienne bilatérale seule chez 10. RÉSULTATS : Le taux de survie spécifique au cancer à 10 ans dans le groupe de prostatectomie était de 72 %. Le contrôle local était équivalent entre les groupes chirurgicaux. Les patients ayant subi une prostatectomie rétropubienne radicale avec des marges chirurgicales négatives et des tumeurs non-anéuploidies ont montré un avantage de survie significatif. La thérapie hormonale adjuvante a amélioré le taux de survie sans maladie chez les patients avec des tumeurs non-anéuploidies. CONCLUSIONS : La prostatectomie rétropubienne radicale peut atteindre une excellente survie avec une faible morbidité chez des patients soigneusement sélectionnés. Les patients avec un stade clinique T2 ou moins et avec des cancers détectés par antigène spécifique de la prostate (52 % et 75 %, respectivement) avaient une maladie pathologique au stade T2. Ainsi, grâce aux techniques de diagnostic modernes, des patients peuvent être identifiés et potentiellement guéris par une chirurgie de sauvetage.
Lerner et al. (vendredi) ont étudié cette question.