Key points are not available for this paper at this time.
L'utilisation de chocs électriques contrôlés comme thérapie pour gérer les arythmies cardiaques est une pratique couramment utilisée aujourd'hui. Des champs électriques de haute intensité sont générés près des électrodes de choc, et si les électrodes sont placées directement sur ou à l'intérieur du cœur, comme c'est souvent le cas, des lésions tissulaires et des dysfonctionnements peuvent en résulter si l'intensité du choc est trop élevée. De nombreux facteurs influencent le degré de dysfonction, notamment l'intensité du choc, la durée de l'impulsion, la forme de l'onde, la taille et la position des électrodes, ainsi que l'état physiologique du cœur. Une des indications les plus immédiates d'une fonction cardiaque aberrante est une anomalie dans l'électrocardiogramme, qui résulte de changements induits par le champ dans l'électrophysiologie cellulaire. Cet article passe en revue les résultats obtenus principalement à partir d'expériences sur des animaux qui délimitent les intensités de champ électrique produisant une dysfonction électrique à divers niveaux structuraux du cœur. Les mécanismes possibles sous-jacents aux effets néfastes des champs électriques sont présentés, avec un accent particulier sur l'électroporation de la membrane cellulaire. D'autres mécanismes décrits incluent la formation de radicaux libres dérivés de l'oxygène, des dommages conformationnels aux pompes/canaux ioniques, le barotraumatisme et l'hyperthermie. Les différences entre les effets des chocs cathodiques et anodiques, ainsi que les facteurs pouvant améliorer la dysfonction cardiaque induite par le champ électrique, sont également discutés.
Leslie Tung (Fri,) a étudié cette question.