Résumé Cette étude examine le biais de genre dans le travail d'enquête des inquisiteurs médiévaux, en se concentrant sur le procès d'Albert de Castellario contre les Vaudois à Giaveno, en Italie, en 1335. S'appuyant sur les avancées de la littérature sociologique et criminologique, nous conceptualisons un procès inquisitorial comme une entreprise discrétionnaire de collecte d'informations conditionnée par le jugement de l'inquisiteur sur les pistes à suivre. En utilisant l'analyse des réseaux sociaux et des méthodes de survie, nous évaluons si Albert a montré des biais de genre dans ses décisions d'enquête, en particulier concernant le poids accordé aux témoignages d'hommes par rapport à ceux de femmes. Nos résultats montrent qu'Albert était plus enclin à enquêter sur les hommes et à privilégier leurs témoignages, même lorsque des niveaux similaires de preuves incriminantes étaient présents pour les deux genres. Ces résultats soulignent l'influence des attitudes sociétales envers le genre sur les pratiques inquisitoriales, sur la représentativité des archives historiques, et sur les compréhensions prévalantes des groupes hérétiques. En outre, cette étude met en lumière l'utilité plus large de notre cadre méthodologique pour traiter des enquêtes historiques connexes, y compris les motivations politiques derrière l'inquisition médiévale.
Salihović et al. (Mar,) ont étudié cette question.
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