L'anxiété dentaire chez les enfants est une préoccupation répandue qui affecte la conformité et les résultats des traitements en dentisterie pédiatrique. Les interventions comportementales non pharmacologiques (IBNPP), y compris la réalité virtuelle (RV) et le tell-show-do (TSD), sont couramment utilisées pour gérer l'anxiété dentaire. Cette revue systématique et méta-analyse vise à évaluer l'efficacité de ces interventions dans la réduction de l'anxiété et de la perception de la douleur chez les patients dentaires pédiatriques. Conformément aux directives PRISMA-2020, une recherche complète dans PubMed, Scopus, Cochrane et Web of Science a été réalisée jusqu'en avril 2024. Des essais contrôlés randomisés (ECR) comparant les IBNPP à des témoins chez des enfants subissant des procédures dentaires ont été inclus, en se concentrant sur les changements dans l'anxiété dentaire et la douleur. Le risque de biais a été évalué à l'aide de l'outil Cochrane RoB 2 pour les ECR et de l'outil ROBINS-I pour les études non randomisées. Une méta-analyse a été réalisée à l'aide d'un modèle à effets aléatoires, avec des différences de moyennes standardisées (DMS) et des intervalles de confiance (IC) à 95 % calculés pour les résultats d'anxiété et de douleur. L'hétérogénéité statistique a été évaluée à l'aide de I² et du test Q de Cochran. Sur 2 957 enregistrements, 76 ECR avec 6 723 participants ont été inclus. Les techniques de distraction n'ont pas réduit de manière significative l'anxiété dentaire par rapport au Tell-Show-Do (DMS -0,34, IC à 95 % -0,71 à 0,04), mais ont été efficaces pour réduire la douleur (DMS -0,43, IC à 95 % -0,76 à -0,10). La distraction par réalité virtuelle (RV) n'a montré aucune réduction significative de l'anxiété ou de la douleur par rapport aux techniques traditionnelles. Bien que certaines techniques de distraction puissent soulager la douleur, leur impact sur l'anxiété est comparable à celui des méthodes traditionnelles telles que le TSD. Malgré cette approche innovante, la distraction par RV n'a pas démontré de supériorité par rapport aux techniques traditionnelles pour réduire l'anxiété ou la douleur.
Kaur et al. (ven,) ont étudié cette question.