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Résumé Cet article explore les promesses et les pièges des archives coloniales pour l'étude de la vision et de la connaissance de la violence contemporaine. En tant que champ ethnographique et site de luttes décoloniales, l'archive coloniale est de plus en plus mobilisée dans les travaux académiques qui cherchent à historiciser et à perturber la production de connaissances conventionnelles, centrées sur l'Occident. Bien que l'utilisation des archives coloniales puisse reproduire des relations de pouvoir asymétriques, elles contiennent également le potentiel de déstabiliser les « débris impériaux toxiques » de notre époque. Comment les archives coloniales peuvent-elles remettre en question les politiques postcoloniales d'effacement de la violence impériale et contribuer à des futurs décoloniaux ? En s'appuyant sur des recherches dans les Archives africaines en Belgique et sur le terrain en République démocratique du Congo (RDC), cet article complique les représentations problématiques de l'État postcolonial en RDC et des femmes congolaises comme toujours déjà violées ou réduites au silence. Nous soutenons que les logiques des Archives africaines révèlent un ensemble d'anxiétés étatiques déstabilisantes qui reflètent la dualité et l'instabilité du régime colonial lui-même et qui imprègnent la politique contemporaine (internationale). Ce récit de la violence contenue dans les archives narrativise à la fois les manifestations concrètes et violentes de notre « colonialité globale » et œuvre vers sa propre disparition dans le cadre d'un « archive anticoloniale » plus large.
Mertens et al. (jeu,) ont étudié cette question.
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