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Résumé Les émissions dérivées d'observations des substances appauvrissant l'ozone régulées (ODS) doivent être examinées de près pour maintenir les progrès réalisés par le Protocole de Montréal dans la protection de la couche d'ozone stratosphérique. Des observations récentes de trois chlorofluorocarbures (CFC), CFC-113, CFC-114 et CFC-115, suggèrent que les émissions de ces composés ont été plus élevées que prévu compte tenu des rapports mondiaux. Ces émissions ont été associées à la production d'hydrofluorocarbures (HFC), qui peuvent nécessiter des CFC comme matières premières ou générer des CFC comme sous-produits, mais les émissions provenant de ces voies n'ont pas été rigoureusement quantifiées. Ici, nous développons un cadre bayésien pour inférer conjointement les émissions de CFC-113, CFC-114, CFC-115 et de hydrochlorofluorocarbure HCFC-133a lors de la production de HFC-134a et HFC-125. Nous estimons que l'utilisation de matières premières dans la production de HFC-134a représentait 86 % (75--92 %) et 62 % (46--74 %) des émissions de CFC-113 et CFC-114, respectivement, de 2015 à 2019, tandis que la génération de sous-produits lors de la production de HFC-125 représentait 81 % (68--92 %) des émissions de CFC-115. Nos résultats suggèrent que la production de matières premières non rapportées dans les pays de l'Article 5 pourrait expliquer les taux de croissance atmosphérique inattendus de CFC-113 et CFC-114, bien que les incertitudes au sein des processus de fabrication chimique nécessitent des enquêtes supplémentaires et une transparence de l'industrie. Néanmoins, ce travail démontre les avantages environnementaux des réglementations plus strictes sur les matières premières ODS et souligne l'importance des réductions de production d'HFC prévues par l'Amendement de Kigali.
Bourguet et al. (Mer,) ont étudié cette question.