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Contexte : Le travail de nuit a des effets négatifs sur la santé humaine en perturbant le rythme circadien et en altérant les fonctions biologiques, en raison d'une mauvaise qualité de sommeil. Ces perturbations ont été liées à la résistance à l'insuline et à un mauvais contrôle glycémique chez les patients diabétiques de type 2 (DT2). Objectifs : étudier l'association entre le travail de nuit en rotation et le contrôle glycémique parmi le personnel infirmier diabétique de type 2. Matériels et Méthodes : étude cas-témoins comprenant 104 infirmiers DT2 (65 d'entre eux travaillant en rotation de nuit et les 39 autres en horaires fixes de jour) en plus de 104 sujets témoins en bonne santé dans les hôpitaux de l'Université de Menoufia, en Égypte. Ils ont été soumis à un questionnaire auto-administré préconçu et des échantillons de sang pour l'évaluation du contrôle glycémique ont été prélevés à jeun, deux heures après les repas et pour l'hémoglobine glyquée. Résultats : le travail de nuit (62,5 %) avait un contrôle glycémique significativement pire évalué par les paramètres de glucose (FG, 2Hppg et HbA1c) que ceux effectuant un travail de jour (37,5 %). Il y avait une association significative entre une alimentation malsaine, l'inactivité physique, l'obésité et le travail de nuit et le diabète sucré (p<0,05). L'analyse de régression multiple a révélé que des facteurs tels qu'un antécédent familial positif, une alimentation malsaine, l'obésité et le travail de nuit étaient des prédicteurs significatifs d'un contrôle diabétique médiocre. Conclusion : Cette étude a révélé que les infirmières DT2 travaillant en rotation de nuit avaient un mauvais contrôle glycémique en raison d'un décalage circadien chronique et de plusieurs facteurs associés au travail de nuit tels que de mauvaises habitudes alimentaires, une prise de poids, moins d'exercice, une exposition à la lumière nocturne et des troubles endocriniens. Les praticiens de la santé diabétique en milieu professionnel devraient être conscients de la nécessité de modifier les horaires de repas, d'ajuster le schéma de dosage de l'insuline et d'éviter les facteurs déclenchant des épisodes d'hypoglycémie en consultant des spécialistes du diabète.
Latif et al. (Mon,) ont étudié cette question.