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Résumé Cet article retrace l'histoire complexe de l'adoption du système de dossier par le Bureau du Procureur Public Japonais (PPO) à la fin des années 1940 jusqu'au début des années 1950, lorsque le quartier général général américain (GHQ), le Commandant Suprême des Puissances Alliées, a décentralisé le pouvoir du PPO et l'a transformé en une agence judiciaire « démocratique ». C'est aussi une histoire d'après-guerre de l'introduction du management scientifique dérivé du taylorisme dans le travail de bureau des cols blancs et des visions wébériennes de la rationalité bureaucratique dans les bureaux gouvernementaux, dans le cadre de la démocratisation de l'administration publique guidée par diverses sections au sein du GHQ. Parmi les changements clés se trouvait une garantie du droit à un « procès rapide ». L'essai soutient que, bien que cette garantie visait à assurer des protections des droits de l'homme pour les accusés, le système de dossier introduit au PPO a traduit l'impératif constitutionnel des droits des accusés en la recherche d'un management scientifique efficace, dans lequel la démocratie était un accomplissement socio-technique opérationnalisé. Ce canal logistique a conduit à l'émergence conjointe de la démocratie et de la bureaucratie moderne rationnelle, chacune présentant une cause et un effet mutuels. Les réformes américaines ont investi la technicité de la promesse de « démocratie », mais comme le montre cet essai, des responsables japonais de haut niveau l'ont envisagé comme un moyen de reconstruire un réseau d'informations centralisé.
Miyako Inoue (Jeudi,) a étudié cette question.