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Résumé Contexte : la gestion complète des médicaments (GCM) peut réduire les risques de chute liés aux médicaments. Cependant, les connaissances sur les effets de traitement inter-individuels et les barrières liées aux patients restent rares. Objectif : obtenir des insights approfondis sur la manière dont les patients gériatriques ayant chuté perçoivent leurs risques de chute liés aux médicaments et identifier les effets et les barrières d'une GCM dans la prévention des chutes. Design : étude mixte complémentaire pré-post, basée sur un modèle quasi-expérimental intégré. Cadre : centre de fractures gériatriques. Méthodes : des entretiens qualitatifs semi-structurés ont encadré l'intervention de GCM, incluant une période de suivi de 12 semaines. Les entretiens ont exploré des thèmes relatifs aux chutes, aux risques liés aux médicaments, à l'acceptabilité post-sortie et à la durabilité des interventions via une analyse de contenu qualitative. L'optimisation de la pharmacothérapie a été évaluée par des changements dans le score de l'Indice d'appropriateness médicamenteux (IAM) pondéré et sommé, le nombre de médicaments augmentant le risque de chute (MARC) et les médicaments potentiellement inappropriés (MPI) selon les listes Fit for The Aged et PRISCUS en utilisant des tests paramétriques. Résultats : trente patients vivant en communauté, âgés de ≥65 ans, prenant ≥5 médicaments et admis après une chute causant des blessures ont été recrutés. L'IAM a été significativement réduit, mais le nombre de MARC et de MPI est resté largement inchangé. De nombreux patients étaient ouverts à une réduction ou à un arrêt des médicaments, mais ont exprimé des craintes concernant leur traitement personnel. Les problèmes psychosociaux et la douleur ont augmenté le nombre d'indications. Des alternatives sûres aux MARC étaient souvent indisponibles. Le fardeau psychosocial de vivre seul, la peur, le manque de soins de soutien et l'insomnie ont augmenté après la sortie hospitalière. Conclusion : comme les attitudes individuelles des patients envers le traumatisme et les médicaments n'étaient pas prévisibles, un GCM individuel et longitudinal est nécessaire. Une approche standardisée n'est pas utile dans cette population.
Clemens et al. (2024) ont étudié cette question.