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La métropole Aix-Marseille est la deuxième zone urbaine la plus peuplée de France. Elle vise à atteindre la neutralité carbone en 2050. Située dans le sud-est de la France sous un climat méditerranéen, cette zone est connue comme un point chaud concernant le changement climatique. Sa partie ouest est fortement industrialisée. L'agence de surveillance de la qualité de l'air locale ATMOSUD fournit un inventaire des émissions de gaz à effet de serre à haute résolution qui représente la référence pour les acteurs locaux en matière de trajectoire d'émissions. Cependant, cet inventaire reste encore assez incertain et nécessite des évaluations indépendantes. Dans ce but, dans le cadre du projet ANR COoL-AMmetropolis (2019-2025), nous avons mis en place un réseau local de surveillance des gaz à effet de serre basé sur des analyseurs de spectrométrie à anneau de cavité. Ce réseau local comprend la station OHP ICOS-France, située à 80 km au nord de la ville de Marseille. Les caractéristiques météorologiques locales telles que les brises maritimes et terrestres impactent les concentrations locales de gaz à effet de serre par des processus d'advection et de dynamique de couche limite. L'analyse isotopique du 14C et du 13C dans le CO2, ainsi que les corrélations du CO2 avec les NOx, le CO, le carbone noir et le SO2, montrent un fort impact des émissions de combustibles fossiles sur les panaches atmosphériques urbains de CO2. Les sources fossiles identifiées sont majoritairement le trafic, les bâtiments, les activités industrielles et maritimes. Les sources modernes telles que la combustion de bois pourraient représenter une plus grande part que celle évaluée par l'inventaire local.
Xuéref-Rémy et al. (Fri,) ont étudié cette question.