Résumé Dans la culture occidentale, les personnes souffrant de maladies mentales et de handicaps ont longtemps été étiquetées comme déviantes et anormales. Cette notion était liée au développement d'institutions visant à éloigner ces personnes de la vue des membres « normaux » de la société et à interdire l'interaction avec elles. Le confinement dans des institutions spéciales, telles que les hôpitaux psychiatriques, était décrit comme nécessaire pour protéger à la fois la personne « malade » ou « anormale » et la société, et cette idéologie a survécu au XXe siècle. Cependant, à partir de la seconde moitié du siècle, une nouvelle sensibilité a commencé à émerger et à s'enraciner, et un chemin vers la pleine reconnaissance des droits, de la dignité et de la liberté des personnes handicapées et souffrant de maladies mentales a commencé. L'Italie a été le premier pays européen à abolir les hôpitaux psychiatriques et les classes spéciales pour les étudiants handicapés. Cet article propose donc une analyse sémiotique de l'évolution du discours légal en Italie, à partir d'une loi de 1904 sur la gestion des « fous », puis en se concentrant sur les lois de 1968 et 1978. Une attention est également portée à la Convention des Nations Unies de 2006 relative aux droits des personnes handicapées, adoptée par l'Italie en 2009, et à la loi italienne subséquente de 2021, qui reconnaît pleinement la subjectivité des personnes handicapées et leur accorde le droit de façonner leur vie selon leurs besoins et désirs, de manière pleinement visible – c'est-à-dire socialement intégrée – avec une mentalité qui inverse l'ancienne qui marginalisait ces catégories de personnes en les enfermant et en les cachant dans des institutions déshumanisantes.
A Thu, une étude a examiné cette question.