RÉSUMÉ Le récit ‘Dayspring Mishandled’ de Rudyard Kipling décrit en détail la création d'une contrefaçon chaucerienne. La nouvelle, publiée pour la première fois en 1928, tourne autour de deux hommes : l'un, dans un acte de vengeance, utilise l'expertise de l'autre en tant que spécialiste de Chaucer pour forger un ‘nouveau’ fragment des Contes de Canterbury dans l'intention de planter le fragment et de ruiner la carrière du chercheur. Une grande partie du récit est consacrée aux détails du faux, des minuties d'une recette d'encre médiévale à l'histoire de transmission frauduleuse du texte et à sa ‘découverte’. Dans cet essai, je propose que les détails médiévaux de Kipling ne sont pas authentiques, mais plutôt authentifiants : ils s'apparentent au médiéval plutôt que de représenter le ‘vrai’ monde médiéval tel que nous ou Kipling le connaissions. L'essai introduit d'abord ‘Dayspring’ et la méthode particulière de Kipling pour authentifier, tandis que la deuxième section explore plusieurs aspects de la contrefaçon chaucerienne centrale, y compris les caractéristiques de matérialité, de transmission, d'histoire du livre et de langue anglaise moyenâgeuse telles qu'elles sont présentées dans le texte. Cette approche de ‘vérification des faits’ est réévaluée dans la troisième section, qui explore l'idée de Kipling de ‘références vérifiées’, ainsi que la relation entre ‘Dayspring’, la théorie de la contrefaçon et le médiévalisme. Bien que ‘Dayspring’ ne représente pas un ‘vrai’ Moyen Âge, il révèle beaucoup sur les attitudes de Kipling envers la période médiévale, les idées d'authenticité et sa conception de lui-même en tant qu'écrivain.
Rebecca Menmuir (jeu,) a étudié cette question.
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