Cet article examine comment Titane (2021) de Julia Ducournau reconfigure le codage culturel de l'automobile dans le cinéma français en le fusionnant avec la corporealité féminine pour construire ce que j'appelle la féminité automachinique. Remettant en question le cadrage masculin traditionnel des voitures et des femmes en tant qu'objets de spectacle, l'article soutient que Titane fusionne chair et métal à travers une esthétique grotesque mais générative. Grâce à une analyse textuelle et sémiotique, l'étude situe le film dans une lignée de cinéma français tout en soulignant sa transgression radicale. Au centre de cette analyse se trouve la figure de la Madone Métallique, un hybride cyborg mythique qui retravaille l'iconographie marienne à travers la grossesse et l'accouchement machinique. En déstabilisant des binarités telles que masculin/féminin et organique/mécanique, Titane positionne le corps féminin comme un lieu de transformation posthumaine plutôt que comme un affichage passif. L'article conclut que le film de Ducournau offre un cadre féministe posthumain pour repenser le genre, la technologie et l'incarnation dans le cinéma contemporain à l'échelle mondiale.
Melissa Barchi Panek (Mon,) a étudié cette question.