Cet article examine le diorama de Monas comme un appareil central dans la politique du souvenir en Indonésie, dont la consolidation narrative durant le Nouvel Ordre en a fait un monument de mémoire nationale rédigé par l'État. S'appuyant sur la distinction de Foucault entre monument et document, l'ontologie de la documentalité de Ferraris et le concept de design de document de Perret comme épistémologie projective, l'étude requalifie le diorama comme un assemblage documentaire façonné par l'inscription, le pouvoir et l'oubli institutionnalisé. À travers des analyses diachroniques, synchroniques, comparatives et expérimentales, l'article diagnostique des échecs dans les dimensions physique, sociale et cognitive de Monas en tant que document, révélant un autoritarisme narratif, une rigidité représentationnelle et l'absence de voix historiques plurielles. S'appuyant sur ce diagnostic, l'article propose une refonte conceptuelle du diorama en tant que document vivant augmenté par la ré-inscription activée par AR/VR. Cette proposition n'est pas un compte rendu d'une mise en œuvre existante mais une intervention orientée vers le design visant à rouvrir la multiplicité des traces réprimées, en particulier celles entourant la Reformasi et les mémoires civiques alternatives. En positionnant AR/VR comme un moyen de redocumentation démocratique, l'étude affirme que les monuments nationaux peuvent passer d'instruments de pédagogie d'État à des plateformes dialogiques où la mémoire collective devient participative, interprétative et négociée de manière critique.
Suprayitno et al. (Mon,) ont étudié cette question.
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