En utilisant des données de panel mensuelles, saisonnières et annuelles de l'Inde rurale de 2010 à 2014, nous analysons de manière exhaustive comment les ménages lissent leur consommation et ajustent leur portefeuille d'actifs en réponse aux chocs de revenu, identifiés par des déviations exogènes des précipitations par rapport aux modèles historiques. Dans un premier temps, nous explorons les ajustements intra-consommation et le rôle des actifs des ménages en tant que stock tampon. Nous constatons que, bien que les ménages ajustent leur panier de consommation de produits non alimentaires vers des produits alimentaires en réponse à des chocs de revenu à court terme pour lisser la consommation, une partie ou la totalité du choc de revenu est répercutée sur la consommation à moyen et long terme. Dans un second temps, nous examinons les rôles différenciés des différents actifs des ménages en fonction du niveau initial de chaque actif basé sur un modèle seuil, et constatons que les ménages riches en actifs ont tendance à utiliser une variété d'actifs, y compris des machines, des actifs de capital et du bétail comme stock tampon, tandis que les ménages pauvres en actifs s'appuient uniquement sur les actifs de capital comme mécanisme d'adaptation. Enfin, nous estimons les rôles relatifs des stratégies d'adaptation basées sur les actifs autarciques et le partage des risques informels au sein des villages, soulignant l'importance de ce dernier. Nos résultats appuient l'hypothèse selon laquelle les mécanismes informels de partage des risques sont une stratégie importante pour les ménages ruraux afin de lisser leur consommation.
Malaeb et al. (Tue,) ont étudié cette question.