Alors que les robots sont de plus en plus intégrés dans des rôles sociaux, des préoccupations ont émergé concernant le biais de genre et l'abus dans l'interaction homme-robot (IHR). Cette étude a examiné comment les indices de genre des robots, le genre des participants et le type de tâche influencent le comportement abusif et l'attribution d'esprit envers les robots. Soixante-quatre participants ont interagi avec un robot humanoïde présenté avec des indices soit masculins, soit féminins dans deux contextes de tâche : résolution d'équations (analytique) et reconnaissance des émotions (social). Les participants pouvaient récompenser ou punir le robot en fonction de sa performance, fournissant des mesures comportementales de louange et de punition. Les résultats n'ont montré aucun effet des indices de genre du robot ou du genre des participants sur la louange et la punition. Cependant, le contexte de la tâche a influencé la punition, les participants punissant davantage le robot lors de la tâche de résolution d'équations que lors de la tâche de reconnaissance des émotions. L'attribution d'esprit a révélé un effet d'alignement de genre, les participants attribuant plus d'esprit aux robots dont les indices de genre correspondaient au leur. Ces résultats suggèrent que le contexte de la tâche, et non les indices de genre des robots, joue un rôle plus important dans la formation des réponses abusives dans l'IHR, tandis que l'alignement de genre façonne subtilement la perception sociale. Ensemble, les résultats soulignent la nécessité d'une conception de robot sensible au contexte et socialement consciente. • Le biais de genre et l'abus envers les robots restent peu étudiés dans l'interaction homme-robot. • Une expérience contrôlée en laboratoire a testé comment les indices de genre des robots, le genre des participants et le type de tâche influencent la louange, la punition et l'attribution d'esprit. • Aucune différence dans la louange ou la punition n'a émergé en fonction des indices de genre des robots ou du genre des participants. • La punition était plus fréquente lors de tâches analytiques, suggérant que le contexte de la tâche façonne les réponses abusives. • L'attribution d'esprit a montré un effet d'alignement de genre, les participants attribuant plus d'esprit aux robots dont les indices de genre correspondaient au leur.
Bagchi et al. (Sun,) ont étudié cette question.