This article explores how Letter to My Sister (2006), a film by director and poet Habiba Djahnine dedicated to her sister Nabila, a democratic and feminist activist who was murdered by Islamist terrorists in Tizi Ouzou in 1995, revisits the fate of the direct and indirect victims of Algeria’s dark decade of the 1990s and the repressive religious and state policies towards women. It employs a narrative structure that combines several film genres – film-letter, film-journey, film-poem, and film-archive – showing situations in which memories and pain are shared, as well as the necessary perpetuation of a struggle that is more relevant than ever.RésuméCet article examine la manière dont Lettre à ma sœur (2006), que la réalisatrice et poétesse Habiba Djahnine consacre à sa sœur Nabila, militante démocratique et féministe, assassinée par les terroristes islamistes à Tizi Ouzou en 1995, revient sur la situation des victimes directes et indirectes de la décennie noire algérienne des années 1990 et une politique religieuse et d’État répressive à l’égard des femmes. Il met en œuvre une construction narrative située entre plusieurs genres filmiques – film-lettre, film-voyage, film-poème et film-archive – nous donnant à voir des situations faites de partage du souvenir et de la douleur, et la nécessaire perpétuation d’un combat plus que jamais d’actualité. Mots-clésNabila Djahnine, film-lettre, militantisme, lutte des femmes, violence et assassinat, traumatisme, deuil, intimité, archives, décennie noire algérienne, Code de la famille.
Boualem KHELIFATI (Mon,) studied this question.