Le saree et le dhoti, les vêtements traditionnels portés par les femmes et les hommes, respectivement, dans le sous-continent indien, ont une profonde signification culturelle. Cependant, une irritation mécanique prolongée due à la ceinture serrée peut conduire à des dermatoses chroniques, qui, dans de rares cas, peuvent évoluer vers un carcinome épidermoïde (CE). Cette revue systématique vise à évaluer l'association entre les dermatoses chroniques de la taille induites par le saree et le dhoti et le CE en analysant les cas rapportés et les études disponibles. Une recherche exhaustive de la littérature a été réalisée, identifiant 11 cas et études détaillant la progression clinique, la physiopathologie, les approches diagnostiques et les stratégies de gestion des CE induits par le saree et le dhoti. Les résultats indiquent qu'un traumatisme de friction persistant au niveau de la taille entraîne une inflammation chronique, une hyperkératose et une transformation maligne éventuelle chez les individus sensibles. Un diagnostic tardif et un manque de sensibilisation contribuent souvent à une présentation avancée de la maladie. La reconnaissance précoce des changements pré-malignes, accompagnée d'une évaluation histopathologique appropriée, joue un rôle crucial dans l'intervention rapide. L'excision chirurgicale reste la modalité de traitement principale, avec des thérapies adjuvantes considérées dans les cas avancés. L'irritation mécanique chronique due aux ceintures de saree pose un risque potentiel de développement de CE. Une sensibilisation accrue parmi les prestataires de soins de santé et les populations à risque est essentielle pour une détection précoce et une prévention. L'adoption de mesures préventives, y compris des modifications du mode de vie et des évaluations dermatologiques périodiques, pourrait contribuer à réduire le fardeau des CE induits par le saree et le dhoti.
Saran et al. (Mar,) ont étudié cette question.