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Le myélome multiple (MM) est un cancer hématologique caractérisé par l'accumulation de cellules plasmatiques malignes dans la moelle osseuse. À ce jour, aucun traitement définitif n'existe pour le MM et la résistance aux traitements actuels est l'un des principaux défis de cette maladie. L'hélicase BLM de l'ADN, dont l'épuisement ou la mutation provoque le syndrome de Bloom (BS), est un facteur central dans la réparation des dommages à l'ADN par recombinaison homologue (HR) et le maintien de la stabilité génomique. En utilisant des cohortes indépendantes de patients atteints de MM, nous avons identifié qu'une expression élevée de BLM est associée à un mauvais pronostic avec un enrichissement significatif dans la signature de stress de réplication. Nous fournissons des preuves que l'inhibition chimique de BLM par la petite molécule ML216 dans des HMCLs (lignes cellulaires humaines de myélome) entraîne un arrêt du cycle cellulaire et augmente l'apoptose, probablement par accumulation de dommages à l'ADN. L'inhibition de BLM synergie avec l'agent alkylant mélphalan pour inhiber efficacement la croissance et favoriser la mort cellulaire dans les HMCLs. De plus, le traitement par ML216 resensibilise les lignées cellulaires résistantes au mélphalan à cet agent thérapeutique conventionnel. Dans l'ensemble, ces données suggèrent que l'inhibition de BLM en combinaison avec des agents endommageant l'ADN pourrait être d'un intérêt thérapeutique dans le traitement du MM, en particulier chez les patients présentant une expression élevée de BLM et/ou une résistance au mélphalan.
Ovejero et al. (Fri,) ont étudié cette question.