RÉSUMÉ Cet article réalise une réimagination féministe-posthumaniste du genre en tant que perturbation ontologique, utilisant le réalisme magique non pas comme métaphore mais comme méthode épistémologique. Rejetant les logiques représentatives et les rationalités managériales du réalisme organisationnel, nous avançons le genre non pas comme identité ou rôle mais comme interférence spectrale—un scintillement transversal qui hante les architectures de la vie bureaucratique. En nous appuyant sur Barad, Braidotti, Haraway et Glissant, nous engageons le réalisme magique comme un mode d'enquête enchanté qui perturbe les logiques binaires, la linéarité temporelle et la sécurisation épistémique. À travers des vignettes conceptuelles et des fabulations spéculatives, nous explorons le travail affectif, les métriques invisibles, les infrastructures hantées et la spectralité du pouvoir genré. Notre argument met en avant l'espièglerie ontologique comme praxis féministe : un refus de la fixité institutionnelle et un engagement à faire le monde autrement. En traçant l'enchevêtrement récursif du genre avec la race, la classe et la temporalité, nous appelons à une politique générative méthodologiquement de fabulation qui déstabilise le réalisme de l'ordre social genré et ouvre l'espace pour des reconfigurations spéculatives de la vie organisationnelle.
Ganzin et al. (Sun,) ont étudié cette question.