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La perception des graisses évoque de fortes réponses appétitives et consommatoires. Ici, nous montrons que les stimuli gras peuvent induire une attraction comportementale même en l'absence d'un système gustatif fonctionnel. Nous démontrons que les graisses agissent après ingestion via l'axe intestin-cerveau pour favoriser la préférence pour les graisses. En utilisant des données à cellule unique, nous avons identifié les neurones vagaux répondant à la livraison intestinale de graisses et avons montré que le silençage génétique de ce circuit intestin-cerveau abolit le développement de la préférence pour les graisses. Ensuite, nous avons comparé les voies intestin-cerveau favorisant la préférence pour les graisses par rapport au sucre et avons découvert deux systèmes parallèles, l'un fonctionnant comme un capteur général des nutriments essentiels, répondant à la stimulation intestinale par le sucre, les graisses et les acides aminés, tandis que l'autre est activé uniquement par des stimuli gras. Enfin, nous avons conçu des souris dépourvues de récepteurs candidats pour détecter la présence de graisses intestinales et validé leur rôle en tant que médiateurs des réponses induites par les graisses intestinales. Ensemble, ces résultats révèlent des cellules et des récepteurs distincts qui utilisent l'axe intestin-cerveau comme un conduit fondamental pour le développement de la préférence pour les graisses.
Li et al. (Mercredi) ont étudié cette question.