Key points are not available for this paper at this time.
La Suisse est l'un des pays les plus restrictifs d'Europe en matière de réglementation du don d'ovules dans la reproduction médicalement assistée (RMA). En effet, même après l'introduction de modifications à la loi régissant la médecine reproductive permettant la culture d'embryons, la congélation d'embryons et le dépistage génétique préimplantatoire, le don d'ovules est resté complètement interdit. L'interdiction absolue du don d'ovules est largement débattue dans le milieu académique, la société et la politique. Après de nombreuses tentatives infructueuses, cette prohibition est en passe d'être levée, après un accord atteint dans les institutions législatives. La légalisation imminente du don d'ovules soulève cependant plusieurs questions sur la manière dont certains aspects de cette pratique seront réglementés. Dans cette contribution, nous examinons brièvement les raisons pour lesquelles une interdiction du don d'ovules est présente depuis si longtemps en Suisse, pour ensuite analyser deux questions soulevées par l'engagement de lever cette interdiction. Tout d'abord, nous réfléchissons à la question de savoir si la nouvelle législation devrait introduire des limites d'âge chronologique pour l'accès à la RMA hétérologue. Ensuite, nous considérons comment la pratique du partage d'ovules pourrait être réglementée une fois que le don d'ovules sera légal.
Martani et al. (Sun,) ont étudié cette question.