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Une hypothèse critique sous-tendant les modèles d'écosystème terrestres est que les communautés microbiennes du sol, lorsqu'elles sont placées dans un environnement commun, fonctionneront de manière identique, quelle que soit la composition de cette communauté. Étant donné la haute diversité des espèces dans les communautés microbiennes et la capacité des microbes à s'adapter rapidement à de nouvelles conditions, cette hypothèse de redondance fonctionnelle semble plausible. Nous testons cette hypothèse en comparant les taux de décomposition de la litière dans des microcosmes expérimentaux inoculés avec des communautés microbiennes distinctes. Nous constatons que les taux de production de dioxyde de carbone issus de la décomposition de la litière dépendaient de l'inoculum microbien, les différences dans la communauté microbienne à elles seules rendant compte d'une variation substantielle (environ 20 %) du carbone total minéralisé. Les communautés partageant une histoire commune avec une litière foliaire donnée ont présenté des taux de décomposition plus élevés par rapport aux communautés étrangères à cet habitat. Nos résultats suggèrent que l'hypothèse implicite dans les modèles d'écosystème (c'est-à-dire que les communautés microbiennes dans le même environnement sont fonctionnellement équivalentes) est incorrecte. Pour prédire avec précision comment les processus biogéochimiques répondront au changement global, il peut être nécessaire de prendre en compte la composition de la communauté et/ou l'adaptation des communautés microbiennes aux environnements de ressources passées.
Strickland et al. (Sun,) ont étudié cette question.