RÉSUMÉ Les pratiques de quantification sont de plus en plus adoptées par les organisations pour surveiller et améliorer la performance, mais leur impact sur les employés reste contesté. La recherche traditionnelle met l'accent sur les conséquences négatives, notamment le stress et la réduction de la motivation, alors que des preuves émergentes suggèrent des avantages potentiels dans certaines conditions. À travers trois études, nous avons examiné les effets à la fois positifs et négatifs de la quantification perçue sur le bien-être, opérationnalisé comme l'épuisement émotionnel et l'engagement au travail. Nos résultats révèlent des voies doubles : lorsque la quantification est interprétée comme coercitive, elle augmente les perceptions de déshumanisation organisationnelle, ce qui se traduit par un épuisement émotionnel accru et un engagement au travail réduit ; lorsque la quantification est perçue comme une mesure bienveillante qui prévient le freeloading et sert ainsi l'équité collective, elle favorise l'engagement. Nous montrons également que la quantification perçue est corrélée à la prévention du freeloading pour les employés travaillant dans des équipes à faible cohésion de tâche, mais pas pour ceux qui travaillent dans des équipes hautement cohésives. Les résultats soulignent que les conséquences de la quantification dépendent de la manière dont les employés interprètent l'intention organisationnelle derrière sa mise en œuvre. Nous discutons des résultats de nos études en rapport avec le cadre Job Demands–Resources et proposons quelques recommandations pratiques pour les organisations cherchant à mettre en œuvre des pratiques de quantification de manière à promouvoir le bien-être.
Stinglhamber et al. (Mar,) ont étudié cette question.
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