Résumé Nous nous appuyons sur la théorie du climat de sécurité psychosociale (PSC), le modèle exigences-ressources professionnelles (JD-R) et la théorie de l'identité sociale (SIT) pour proposer que le PSC d'une organisation influence le bien-être des employés (stress et épuisement) par l'intermédiaire des mécanismes médiateurs du soutien organisationnel perçu (POS) et de la solitude. Nous avons testé ce processus à l'aide d'un protocole complémentaire en deux études portant sur des données longitudinales issues d'employés d'universités finlandaises. L'étude 1 a utilisé la modélisation des scores de changement latent (LCSM) sur un ensemble de données à deux vagues ( N = 1455) pour examiner les antécédents du changement intra-individuel. Les résultats ont confirmé que les niveaux initiaux de PSC prédisaient de manière significative le taux de changement positif du POS, tandis que les niveaux initiaux de POS prédisaient des réductions du taux d'accumulation de la solitude. Par la suite, les niveaux initiaux de solitude ont prédit des augmentations de l'accumulation de stress et d'épuisement. L'étude 2 a utilisé un modèle de panel à décalage croisé à quatre vagues ( N = 2266) pour évaluer la stabilité dans le temps de cette cascade de médiation séquentielle. Les résultats ont confirmé la séquence longitudinale hypothétique : le PSC prédisait les niveaux ultérieurs de POS, ce qui réduisait la solitude, atténuant ainsi le stress et l'épuisement. De plus, des comparaisons formelles de modèles dans l'étude 2 ont révélé une spirale de perte réciproque critique, dans laquelle la solitude prédisait significativement de futures diminutions du POS. Ces résultats suggèrent que le PSC fonctionne comme un facteur fondamental en amont initiant des spirales de gain de ressources, tout en identifiant la solitude comme un état qui s'auto-renforce et peut éroder les systèmes de soutien en l'absence d'intervention.
Ghaffaripour et al. (Thu,) ont étudié cette question.