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Un nombre croissant de théoriciens appelle à un renouveau de la recherche sur la socialisation politique basée sur le principe que les enfants sont actifs dans leur propre développement civique. Nous faisons un pas de plus en proposant un modèle de communication familiale qui inverse les rôles des parents et des enfants tels qu'ils sont traditionnellement compris dans la socialisation politique. Les enfants adolescents ne sont pas simplement réceptifs à la stimulation politique ; ils possèdent le pouvoir de transformer les schémas de communication familiale de manière à bénéficier à eux-mêmes et à leurs parents. Nous remettons d'abord en question une série d'hypothèses interconnectées sur la nature et la direction de l'influence dans la famille. Nous documentons ensuite des preuves d'une "influence ascendante", dans laquelle une discussion initiée par l'enfant — stimulée par un programme civique — incite le parent à accroître sa compétence civique par une utilisation accrue des médias d'information, un gain de connaissances et une formation d'opinion. La réponse du parent reflète son désir de maintenir un rôle de leadership dans la famille, et plus important d'un point de vue théorique, elle révèle les forces intrinsèques d'adaptation familiale qui peuvent faire de la maison un puissant incubateur de citoyenneté. La croissance politique se produit lorsque le système familial s'ajuste pour rétablir l'équilibre en réponse à des facteurs exogènes ou à des besoins développementaux qui propulsent le changement. Le but ultime de cet essai est de proposer un modèle fonctionnel de communication politique familiale. Nous appliquons des perspectives théoriques issues de la littérature sur le développement pour illustrer comment la communication politique sert les objectifs familiaux d'autonomie et de cohésion pendant les différentes étapes du cycle de vie familial.
McDevitt et al. (Mon,) ont étudié cette question.