Cet article soutient que la cognition est unifiée sans primitives homonculaires. Les caractéristiques souvent considérées comme indépendamment fondamentales—engagement simultané limité, progression ordonnée dans le temps, modification structurelle par engagement répété, stabilisation, et cognition qui se prolonge au-delà des exigences immédiates de la tâche—ne constituent pas des points de départ séparés. Elles sont les conséquences de la même relation structurelle : la cognition comme engagement limité par la capacité avec un substrat relationnel différencié. Le raisonnement commence à partir de deux contraintes minimales : un substrat relationnel différencié et un engagement fini par rapport à son étendue. À partir de ces conditions, une asymétrie persistante découle entre la structure disponible et l'engagement concomitant. Comme la cognition ne peut pas être globalement coextensive avec le champ complet qui lui est disponible, l'engagement est nécessairement partiel, et la cognition progresse par la traversée de ce champ. La traversée répétée modifie différemment le substrat, produisant une stabilisation relative à travers une histoire accumulée. Lorsque l'orientation externe de la tâche est réduite sans restauration de la clôture globale, la traversée se poursuit sous une contrainte reconfigurée, donnant lieu à une cognition spontanée au sein de la même architecture plutôt que par le biais d'un système fondamental séparé. La revendication centrale de l'article est que plusieurs concepts souvent considérés comme des primitives explicatives dans la théorie cognitive sont mieux compris comme des conséquences en aval de cette structure de dépendance. Le résultat est un compte rendu structurel unificateur de la cognition qui réduit les primitives explicatives plutôt que de les multiplier.
Deniz Aryay (mar,) a étudié cette question.