Demonstrates a framework for regulating AI applications in the economy, suggesting targeted intervention to mitigate negative impacts.
L'article examine comment les technologies évolutives affectent l’économie, la politique et la société civile. Historiquement, ces technologies ont eu un effet domino : les entreprises dominantes engrangent des profits colossaux, utilisent ce pouvoir économique pour influencer les lois en faveur des acteurs en place, et finissent par aggraver les inégalités sociales et éroder la cohésion sociale. L'intelligence artificielle (IA) suit ce schéma, mais ajoute des impacts de premier ordre en remodelant directement la conduite politique et le discours civil. Je propose un cadre réglementaire axé sur le moment et la manière d'intervenir. La réglementation de l'IA devrait être inexistante ou minimale au stade du développement, et ne s'appliquer que lorsque l’échelle économique augmente et que des externalités négatives sont générées. Les principales exigences réglementaires, comme l'interopérabilité et la portabilité des données, seraient probablement réservées aux très grands systèmes d'IA. Cette approche moins interventionniste, axée sur la surveillance de la portée et de l'exposition, s'inspire de la réglementation bancaire macroprudentielle. Elle offre un juste milieu entre la loi européenne sur l'IA (qui pourrait agir prématurément et décourager l'innovation) et la politique de concurrence américaine (qui agit généralement trop lentement). Enfin, je soutiens que, comme les externalités se manifestent au moment de l'engagement des utilisateurs, la réglementation devrait cibler les applications plutôt que les modèles sous-jacents. Elle doit également s'adapter à la réalité du contrôle limité du Canada sur les plateformes d'IA dans d'autres pays.
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Daniel Trefler (2026) studied this question.
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