L'écocide—la destruction à grande échelle de l'environnement—attire de plus en plus l'attention comme un vide critique dans le cadre juridique international. Cet article explore l'évolution de l'écocide d'un concept moral et politique vers un potentiel cinquième crime international fondamental en vertu du Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale. Bien que des traités et des mécanismes internationaux existent pour réglementer les dégâts environnementaux, ils manquent de dispositions pour la responsabilité pénale des individus ou des entreprises responsables de dommages écologiques graves et irréversibles. Cette étude examine le contexte historique de l'écocide, les efforts juridiques pour le définir et le poursuivre, et les défis de son intégration dans le droit pénal international. S'appuyant sur des études de cas telles que l'Agent Orange, la marée noire de Deepwater Horizon et diverses réponses juridiques régionales, l'article met en évidence les limites des mécanismes d'application actuels. Il analyse également les efforts de plaidoyer d'ONG, de chercheurs en droit et d'organisations internationales pour criminaliser l'écocide et élever la protection de l'environnement au niveau de la justice internationale. La reconnaissance de l'écocide comme un crime international fondamental aurait non seulement pour effet de dissuader la destruction de l'environnement, mais également de renforcer le lien entre la protection de l'environnement, les droits humains et le développement durable. L'article soutient que l'inclusion de l'écocide dans le Statut de Rome est une étape nécessaire pour garantir la responsabilité légale pour les actes qui menacent la santé planétaire et la survie humaine.
Oleksandra Tarasenko (Jeu,) a étudié cette question.